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Extrait vidéo
Vidéo extract
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Synopsis
Novembre 1907. Le poète autrichien Rainer Maria Rilke arrive à Venise, il est accueilli par Adelmina Romanelli, une jeune fille qui tient avec sa famille une pension sur les Zattere. Dès le premier regard, « Mimi » est éprise du poète. Fasciné par sa beauté, il lui écrit des lettres, même vivant sous le même toit. Mais il n’oublie pas qu’il est père de famille, et part bientôt retrouver en Allemagne sa femme et sa fille.
Au travers de la correspondance écrite, leur relation prend la direction d’une amitié féconde. Mais le poète est prit par l’écriture d’un nouveau roman, « les Cahiers de Malte Laurids Brigge », et prend ses distances…
November 1907, Austrian poet Rainer Maria Rilke arrives in Venice. He stays in a family house. At the first view, the younger daughter of the family, Adelmina, falls in love with him. Fascinated by her beauty, he writes to her, even living under the same roof. This film starts from their first letters to the moment when he leaves for Paris, to end in Duino, where he wrote the famous « Elegies of Duino »….
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Photogrammes
Film stills |
Intention
Je voulais trouver une articulation entre des voix proches et des points de vue lointains. Ici, l’autre est un visage entre la voix et le paysage.
Le poète est constamment en train de créer un jeu entre le proche et le lointain, c’est pour ça que je trouvais intéressant qu’un film essaye de transcrire ce jeu.
Les images sont principalement des plans d’ensemble qui contiennent beaucoup de détails. Ces plans sont des propositions spatiales destinées à entrer en dialogue avec les lettres. Pour percevoir ces propositions d’espaces, le film doit être projeté sur grand écran.
Si je ne serais pas prêt à faire un film à partir de poèmes, je trouve que la correspondance, comme celle de Rilke, est vraiment idéale. Elle prépare souvent les poèmes ; les thèmes sont évoqués, les élans se cherchent dans la relation amicale ou amoureuse.
Le film peut tirer profit de cette forme moins noble, moins concentrée, car elle laisse de la place pour les images, les musiques.
Le film se devait de permettre plusieurs niveaux de lecture, pour concerner à la fois le spectateur qui ne connaît pas l’œuvre du poète et le spécialiste (et ils sont nombreux !).
Un grand nombre de lieux filmés trouvent un écho dans l’œuvre et la vie de Rilke, comme par exemple l’église de Santa Maria Formosa, mentionnée dans la première élégie de Duino. Ou encore le jardin du Luxembourg, source de nombreux poèmes, point de chute de Rilke à Paris. On pourrait continuer la liste : Musée Rodin, Cimetière de Venise, ghetto juif de Venise…
On mentionnera simplement la dernière séquence au château de Duino, lieu probablement le plus important, puisqu’il a donné son titre au recueil de poèmes le plus célèbre, Les élégies de Duino.
On trouvera d’ailleurs après le générique de fin une lecture en allemand de la première strophe de la première élégie de Duino – là où commence la poésie, s’arrête le film.
Intention
The bet was to make a whole film only with letters. The only example I knew was « News from home » by Chantal Akerman, that I like very much. I was fond of Rilke’s letters since some years, and I thought there was a lot of mystery to shot pictures in Venice, to go to places he knew then, and start a dialog between Paris, in which I live, and Venice, that represents more of a dreamery to me, the mysterious part of the other in a deep friend-ship like the one that is depicted in the letters. I know Rilke quite well, and the film is full of references to his universe, or places that counted for him. Eventually, we even get into his room in Duino. I was really excited to create a dialog between such a deep and poetic universe and a digital film. |
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Deutsch
Liebesworte und schemenhafte Gestalten in einer grandiosen Kulisse. Der Regisseur Michael Kummer präsentiert «Lettres à une amie vénitienne» (Briefe an eine venezianische Freundin), einen Spielfilm von 80 Minuten, der in Venedig, Paris und Duino gedreht wurde.
Es handelt sich um eine filmische Umsetzung der Korrespondenz zwischen Rainer Maria Rilke und seiner Vermieterin Mimi Romanelli.
Im Jahr 1907 lässt sich der österreichische Dichter in Venedig nieder. Ein Kunsthändler gewährt ihm Kost und Logis. Mimi ist dessen junge Schwester. Sie ist eine sehr begabte Pianistin und teilt mit Rilke die Schwermut der Seele sowie einen übertriebenen Hang zur Kunst. Ihre Liebe aus der Ferne blüht auf in den Briefen, die sie sich schreiben. Dieser Film wurde mitfinanziert vom Rilke-Festival und der Rilke-Stiftung und in Zusammenarbeit mit der kantonalen Hochschule „Schule für Gestaltung Wallis“ realisiert. |
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Extrait
Première lettre de Rilke, nov. 1907
"Ma chère et belle Amie,
Pour la première fois seul avec votre portrait je dois dans le silence de la nuit vénitienne vous écrire.
Quelle que soit petite cette lettre, elle gardera l’avantage d’être la première.
Il y en aura d’autres qui vous répèteront ce qu’elle vient vous dire tout ingénument : combien je suis heureux de vous avoir rencontrée belle et admirable comme vous l’êtes en tout.
J’apprends votre beauté comme un enfant à qui on raconte une belle histoire.
J’admire ce que vous êtes devenue en souffrant sincèrement.
Votre coeur a grandi là où d’autres périssent. Ne l’oubliez jamais.
Ne vous enfermez pas dans un sort, restez ce que vous êtes ; gardez les ailes d’anges qui vous permettent d’entrer dans une vie qui vous a attendue sans le savoir.
Ce sont ces même ailes qui vous emportent vers votre Art.
Prenez tous vos essors et imposez à ceux que vous rencontrez votre beauté et votre âme comme une loi.
Soyez tranquille, chère, dans tout ce qui vous arrive : vous êtes sauvée [...]"
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Crédits
Produit par Mychkine Films
Avec les voix de
Sara Lauro / Mimi Romanelli
Daniel Dobbels / Rainer Maria Rilke
Cyrille Andrieu-Lacu / Narrateur
Musique : Guy Kummer-Nicolussi
Ingénieur du son tournage : Clément Bonnardel
Ingénieur du son studio : Clément Chauvin
Assistant Venise : Dagobert Eigelsreiter
Remerciements : Dmitri Makhomet
Production, réalisation, montage : Michaël J. Kummer
Financements
Le Festival Rilke
La Fondation Rilke
La Ville de Sierre
En co-production avec
Le Fresnoy, Studio National des arts contemporains
ECAV - École Cantonale d'Art du Valais |
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Détails Techniques
France-Suisse, 2010, 70'
Tourné à Venise, Paris et Duino
Format de projection : Digibeta, HD
Format du cadre : 1,66
Son : Stéréo
Procédé : Couleur
Langue : Français
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