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Works
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LES VOIES AÉRIENNES
Spectacle multimédia | France | 2007 | 50'
Musique originale Juan Camilo Hernandez Sanchez
Production Le
Fresnoy / Fondation
Royaumont
Nous nous touchons, comment ?
Par des coups d’aile,
Par les distances mêmes - nous nous effleurons.
Un poète seul vit, et quelquefois
Vient qui le porte au devant de qui le porta.
Rainer Maria Rilke |

Extraits vidéo
vidéo extracts |
Présentation
Un spectacle multimédia, mêlant temps réel, dialogues à distance, traitements sonores spatialisés. Sur scène, un ordinateur équipé d'une webcam permet à une actrice de dialoguer par visio-conférence avec deux acteurs qui sont ailleurs. En même temps, un autre dialogue spatial a lieu : trois musiciens jouent sur scène.
Les dialogues sont des extraits de la correspondance que les trois poètes Rainer Maria Rilke, Marina Tsvetaeva et Boris Pasternak, entretinrent en 1926, année de la mort de Rilke. Le leitmotiv de cette correspondance est la non-rencontre, ou peut-être la seule rencontre réelle... la rencontre poétique.
A Russian girl has two love stories on the internet, with two men, in
two languages. Despite the geographical distance and beyond the screen
(place of disparition) – those three people touch each other in the mind’s
eternal present.
On the set : guitar, bass flute and clarinet
are the concrete incarnation of these relationships.
Freely adaptated from the Correspondence between Rainer Maria Rilke, Boris
Pasternak and Marina Tsvetaeva (Ed. Gallimard, Paris, 1983). |

Shéma de principe |
Intention
Ce dispositif complexe a été passionnant à mettre en place. Un programmeur (Grégory Lardon) a crée une application en flash qui permettait de gérer en direct les animations et l'interface de visio-conférence. Nous avons, avec des graphistes (Raphaële et Olivier) crée un style eighties pour l'interface visuelle, dans l'esprit minitel. Nous recherchions cette sorte de nostalgie qu'on éprouve envers les débuts des nouvelles ères.
L'interface devait être en deux dimensions, avec des gros pixels. Des étoiles, sortes de pixels, passent constamment sur l'écran, donnant une unité à ce "lieu" imaginaire - que Rilke appelle "l'aujourd'hui éternel de l'esprit".
L'aspect fantomatique des visages et l'absence de contexte, devait rappeler qu'il s'agit d'êtres ayant vécu, ayant correspondu. Or, on le sait, quand un artiste meurt, ses écrits lui survivent. C'est la survivance qui était le vrai sujet du spectacle - si l'œuvre survit à celui qui l'a faite, elle existe encore dans un lieu imaginaire. C'est dans ce lieu que se passe cette visio-conférence. L'écran, lieu de disparition, est la surface idéale pour capter la non-rencontre. M.J.K. |

Extrait musical
Musical extract
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La composition musicale
Le son et la composition musicale avaient chacun
un double rôle, d'une part l'articulation de l'espace afin de
générer chez l'auditeur une sensation d'être immergé dans une géographie
sonore et d'autre part l'articulation du temps en créant des ellipses
temporelles ou en accentuant l'intention dramatique du dialogue.
Les parties instrumentales (flûte basse, clarinette basse et guitare)
apparaissent comme une métaphore des situations vécues à travers
les correspondances. Sans chercher un figuralisme la musique servira
aussi à souligner certaines parties du texte et celui-ci aura le même
effet sur la musique.
La partie électronique de la pièce était composée
à l'avance avec des sons qui font référence aux endroits où les personnages
se trouvent et le moyen d'interagir entre eux (internet, téléphone, visioconférence).
Les transformations en temps-réel de la voix et des instruments étaient
le moyen de représenter la distance et le placement spatial des sons.
Les traitements faisaient penser aux problèmes de communication qu'il peut
y avoir avec les appareils utilisés, tels que la distorsion, la compression
et le filtrage, en faisant des aller-retour entre la compréhension et
l'incompréhension nette du texte. J.C.H.S. |


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Crédits
Interprètes
Vera Lipa Ipatova
Aliocha Dmitri Makhomet
Werner Paulo Dos Santos
Ensemble
Cairn
Guitare Christelle Séry
Clarinette Mori Ayumi
Flûte Basse Cédric Jullion
Adaptation et mise-en-scène Michaël
J. Kummer
Composition musicale Juan Camilo Hernandez Sanchez
Programmation Interface
Grégory Lardon
Graphismes & Animations Raphaële et Olivier
Ingénieur du son Christian Cartier
Assistant technique Moscou Sergey Sinitsyn
Chargée de prodution Emilie Godreuil
Directeur de production Jacky Lautem
Avec le soutien de la Ville de Sierre [Suisse]
Et de l'ECAV, École Cantonale d'Art du Valais
Spectacle joué lors des festivals
Panorama
8/parcours Performances, Le Fresnoy
Latitudes
Contemporaines 2007, Lille
Saison Musicale de Royaumont 2007
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Juan Camilo Hernandez Sanchez
Il commence son approche de la musique par l’interprétation
de musique traditionnelle de Colombie, son pays natal.
Puis, il poursuit
des études
de composition et d’électoacoustique à Bogota, au Conservatoire
National de Paris, au Centre de Création Musicale Ianis Xenakis, et participe
au programme « Voix Nouvelles » de la Fondation Royaumont. En 2001,
il gagne le Prix National de Musique du Ministère de la Culture en Composition
pour l’œuvre « El Juego » et ses pièces
ont été jouées dans les concerts de Jeunes Compositeurs
et par l’ensemble Danois « Contemporanea » en Colombie.
En savoir plus
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